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Chroniques et pensées littéraires de Rida Lamrini. Un regard humaniste et universel sur l'âme humaine et nos sociétés.
Literary chronicles and thoughts by Rida Lamrini. A humanist and universal look at the human soul and our societies.

vendredi 19 juin 2026

Les textes qui ont précédé l’écriture de Tant que je peux te dire je t’aime

Lorsqu’un roman paraît, on a souvent l’impression qu’il est né d’un seul élan, comme s’il avait surgi de nulle part.
La réalité est bien différente.

Un roman se prépare longtemps avant que sa première phrase ne soit écrite.

Il germe silencieusement. Il avance à pas feutrés. Il s’annonce parfois par de simples intuitions, quelques images fugitives, des personnages encore sans nom, des questions qui s’installent en nous sans que nous sachions pourquoi.



Avec le recul, je me rends compte que Tant que je peux te dire je t’aime ne s’est pas imposé brusquement à moi.

Il était déjà là.

Je ne le savais simplement pas.

Bien avant d’entreprendre son écriture, j’avais publié ici et là de courts textes, des chroniques, des billets d’humeur, des récits inspirés de souvenirs, de rencontres ou d’interrogations sur les relations humaines.

À l’époque, je les considérais comme des textes indépendants.

Aujourd’hui, je les regarde autrement.

Je les vois comme les premiers battements de cœur d’un roman qui n’avait pas encore trouvé son nom.

Il y avait déjà l’amour et ses incertitudes.

Il y avait déjà la fragilité des liens humains.

Il y avait déjà la mémoire, les séparations, les départs, les rendez-vous manqués, les blessures qui ne cicatrisent jamais complètement et ces sentiments que le temps ne parvient ni à effacer ni à expliquer.

Il y avait déjà cette question qui traverse une grande partie de mon roman : pourquoi certains êtres, malgré les épreuves, les silences ou les distances, continuent-ils à habiter notre vie intérieure ?

En relisant ces anciens textes, je m’aperçois qu’ils formaient une sorte de constellation.

Chaque texte était une étoile.

Pris isolément, aucun d’eux ne racontait Tant que je peux te dire je t’aime.

Mais ensemble, ils dessinaient déjà son ciel.

Ils parlaient du désir, de la passion, de la beauté des rencontres, mais aussi de leur fragilité. Ils parlaient des départs, de l’absence, de la nostalgie et de cette étrange manière qu’ont certains souvenirs de continuer à vivre en nous.

Je comprends aujourd’hui que le roman s’est nourri de tout cela.

Il s’est nourri de ces fragments d’existence, de ces émotions observées ou ressenties, de ces interrogations que je portais en moi sans encore leur avoir donné une forme romanesque.

Peut-être est-ce là le mystère de l’écriture.

Nous croyons écrire des textes indépendants.

En réalité, il arrive qu’ils se parlent secrètement entre eux.

Ils s’appellent, se répondent et finissent par converger vers une œuvre dont nous ignorons encore l’existence.

Tant que je peux te dire je t’aime est né ainsi.

Il n’est pas apparu soudainement.

Il a été précédé, presque annoncé, par toute une série de textes qui, rétrospectivement, ressemblent aux premiers chapitres invisibles du roman.

En les relisant aujourd’hui, j’ai le sentiment de retrouver les traces du chemin qui m’a conduit jusqu’à lui.

Comme si, sans le savoir, j’étais déjà en train d’écrire ce roman bien avant d’avoir commencé à l’écrire.



Les textes qui ont précédé l’écriture du roman

Avec le recul, je me rends compte que certains textes publiés au fil des années annonçaient déjà, sans que je le sache, les thèmes qui allaient irriguer Tant que je peux te dire je t’aime : l’amour, la mémoire, l’absence, le désir, les départs et les blessures qui continuent à vivre en nous.


Pour découvrir le roman :

👉 Lire le roman sur le site officiel

👉 Retour au blog

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